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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 15:10
La crise ! La dette !

La crise !  La dette ! (Michel Becerro)

Oui, je sais, c’est du rabâchage mais je prends le risque car si le citoyen continue à se sentir coupable de la crise et de la dette, il finit par approuver et accepter la punition.

 

Eléments de réflexion

Concernant la crise : Au fait, la crise, quelle crise ? Quel retraité, demandeur d’emploi,  précaire, salarié du privé, du public, jeune étudiant ou chômeur avant même d’avoir travaillé, acceptera d’être catalogué de responsable ? Que celui qui,  parmi eux, pense cela, lève le doigt ?

En vérité, les coupables sont ailleurs :

Coupables, les spéculateurs financiers, les exilés fiscaux et les Etats qui les laissent agir !

Coupables, les financiers qui, en 2007, ont fait exploser la bulle immobilière aux Etats-Unis, ruinant des millions de foyers américains !

Coupables, les spéculateurs, qui, sans vergognes, ont essaimé les produits dérivés, polluant ainsi, les bilans des banques, de créances pourries irrécouvrables ? Vite, des mesures.

Concernant la dette : au fait, quelle dette ? Tous les pays sont endettés mais qui sont les créanciers ? Qui va nous dire, combien et pourquoi on doit et à qui on doit ? Vite, de la transparence ? Mais, au fait, pourquoi les citoyens devraient-ils payer une crise dont ils sont, non pas les coupables, mais les victimes. Non à la double peine.

Concernant les intérêts de la dette : Qui encaisse et qui s’engraisse avec les 50 milliards d’euros d’intérêts annuels sur la dette, payés par la France, 50 milliards pris sur le produit du travail qui vont manquer aux besoins du pays, pour grossir les profits financiers? Non à la triple peine.

Il y a urgence à renégocier la dette et les taux en donnant ce nouveau rôle à une Banque centrale européenne réellement mise au service de l’Europe des citoyens. Aujourd’hui, la BCE prête aux banques à 1 % qui prêtent aux Etats à taux variables, selon le principe, « plus le pays emprunteur est en difficulté, plus le taux est élevé » ! Logique ? Non. Les banques s’engraissent avec la différence de taux, au frais de l’Etat lequel fait payer la note aux citoyens. Vite, une autre politique.

Il y a urgence à contester la dette et à l’annuler si elle s’avère illégitime. Mais, c’est quoi une dette illégitime ? Exemple : L’Etat met en place un bouclier fiscal en faveur des plus fortunés, ou un crédit d’impôt aux entreprises, sans contrôle ni garantie, ou injecte des milliards à une banque qui a spéculé (Dexia). Cette perte de recettes oblige l’Etat, pour son fonctionnement, à emprunter sur les marchés financiers. Voilà le type même d’une dette illégitime que l’on doit dénoncer. Elle n’est pas d’intérêt général. Ce n’est donc pas aux citoyens de la rembourser. Vite, d’autres choix politiques.

Il y a urgence à créer les conditions de la croissance en utilisant d’autres leviers notamment celui d’une fiscalité progressive sur la totalité des revenus.

En 1983, le barème fiscal avait 14 tranches avec des taux allant de 5 à 65 %. A partir de 1987, le nombre de tranches s’est réduit de 14 à 5 et le taux maximum est tombé à 40 %. En 2013, une 6e tranche à 45% a été créée. Une hypothétique tranche à 75 % a joué l’arlésienne, tel un gadget électoral de Hollande, tout comme sa grande réforme fiscale tombée aux oubliettes. Le changement, c’est maintenant, disait-il alors.

Il y a urgence à mener une lutte acharnée contre la fraude fiscale et l’évasion fiscale, fléaux  qui privent le pays de milliards d’euros. Circulant dans les paradis fiscaux, détournés de l’économie réelle et placés sur les marchés financiers, ils produisent des milliards d’intérêts échappant à la fiscalité. Vite, des caméras de surveillance dans les conseils d’administration.

Il y a urgence à changer de chemin, car ce cap de l’austérité déjà emprunté par les dirigeants socialistes et libéraux du Portugal, d’Espagne, de Grèce et d’Italie, a fait la preuve de sa nocivité sur les peuples, entrainant colère et misère. Le peuple grec vient de se prononcer pour un changement de route en votant Syrisa  Il n’est pas un exemple, il n’est pas un modèle. Il montre que d’autres choix politiques sont possibles.

 7 Février 2015

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