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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 09:06
Pas de résistants communistes au PanthéonPas de résistants communistes au PanthéonPas de résistants communistes au Panthéon

La Résistance au Panthéon

Le président de la République a décidé d’honorer la Résistance au travers de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay. C’est un hommage fort et une bonne chose. Mais la fête aurait été complète si la résistance communiste n’avait pas été écartée. Au constat de la place prise par les communistes dans la résistance, il y a là une forme d’injustice. Aucun d’entre eux n’a été retenu pour figurer au Panthéon. Le choix aurait pourtant été facile parmi Guy Môquet, Henri Rol-Tanguy, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Gabriel Péri, Missak Manouchian et tant d’autres… Ce n’est pas seulement une grave injustice. C’est une falsification profonde de l’histoire nationale. Le Pcf rend hommage à tous les résistants et combattants de l'ombre

Marie-Claude Vaillant-Couturier, 1938, l’Espagne, puis la déportation…

Marie-Claude Vaillant-Couturier devient, très jeune, reporter photographe. Pour le magazine Vu, elle est la première, en 1933, à montrer au monde les camps de concentration allemands. Elle épouse cet ogre magnifique que fut Paul Vaillant-Couturier. Un amour bref, cinq ans à peine. Juillet 1938, elle se retrouve en Espagne, en pleine guerre civile, croise Henri Tanguy, le futur Rol-Tanguy, découvre les Brigades internationales. L’un des bataillons se nomme Paul Vaillant-Couturier. En 1942, elle est arrêtée, par la police française, passe de prison en prison pour finir à Auschwitz-Birkenau puis à Ravensbrück. Sa « force », alors, c’est qu’elle maîtrise parfaitement la langue allemande, dont elle se sert pour se préserver, survivre à l’enfer. Libérée par l’Armée rouge, elle reste dans le camp tout un temps au service des plus faibles des détenues puis elle témoigne de l’horreur nazie au procès de Nuremberg, en 1946. Une militante infatigable de la mémoire de la déportation, pacifiste et féministe de combat, élue et dirigeante communiste respectée. Une sainte ? Le mot a été prononcé à son sujet à la Libération. Une héroïne ? Une légende ? Un mythe ? Rien de tout cela, en fait. Plus simplement une femme habitée par la passion politique, d’une incroyable vitalité, élégante et discrète, humble mais tenace, simple et altière à la fois. Une sorte d’aristocrate rouge sortie d’un roman de Jean Vautrin.

Martha Desrumaux, symbole des luttes féministes de la classe ouvrière

Martha Desrumaux naît en 1897 à Comines (Pas-de-Calais). À 9 ans, elle commence à travailler d’abord comme domestique, puis comme ouvrière du textile. En 1910, elle adhère à la CGT, deux ans plus tard aux Jeunesses socialistes. En 1921, elle rejoint le jeune Parti communiste et en devient très vite une des dirigeantes. De 1920 à 1936, Martha anime les luttes dans le textile et organise en 1933-1934 rassemblements et marches de chômeurs. En 1936, elle participe aux grèves et manifestations du Front populaire. Elle sera la seule femme présente à la signature des accords Matignon le 7 juin. Dès l’été elle organise la solidarité envers l’Espagne républicaine. En juin 1940, elle met à profit son expérience syndicale et politique pour favoriser l’entrée de la classe ouvrière dans la Résistance. En août 1940, elle prépare clandestinement avec des délégués du Nord et du Pas-de-Calais la grande grève patriotique de mai-juin 1941 : 100 000 mineurs arrêteront le travail,; refusant de produire pour les valets de l’occupant. Arrêtée en août 1940, elle est déportée à Ravensbrück. Elle participe à la Résistance dans l’horreur concentrationnaire. De retour en France, affaiblie par le typhus, elle accepte d’être une des premières femmes députées, reprend sa place à la direction de l’UD CGT. Martha Desrumaux reste le symbole des luttes féministes de la classe ouvrière.

Missak Manouchian, le poète arménien et résistant Né en 1906 en Arménie,

Chef d’un groupe de résistants d’origine étrangère qui figurèrent sur l’Affiche rouge, composé pour l’essentiel de juifs polonais et d’Italiens, ce poète arménien fut un homme d’une extrême sensibilité, dont témoigne sa dernière lettre où s’affirme l’amour de sa femme, Mélinée, celui de la France, son pays d’accueil, et son internationalisme : « Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand. » À 9 ans, il assiste aux massacres perpétrés par les Turcs contre le peuple arménien et perd sa famille. Recueilli par une famille kurde, puis placé dans un orphelinat au Liban, il y rencontre la culture française. En 1925, il débarque à Marseille, puis monte à Paris où il travaille chez Citroën. Missak Manouchian écrivait des poèmes depuis son plus jeune âge. Au chômage, il se consacre à des activités sportives tout en participant à la création de revues littéraires arméniennes. Il adhère au Parti communiste et participe aux actions du groupe arménien rattaché à la MOI (Main-d’œuvre immigrée). La police française l’arrête le 2 septembre 1939. Libéré en octobre 1939, il est intégré à l’armée comme engagé volontaire. En 1943, il devient responsable militaire FTP-MOI de la région parisienne. Le 16 novembre 1943, alors qu’il a rendez-vous avec Joseph Epstein, il est arrêté avec ce dernier. Un procès à grand spectacle est organisé par les autorités allemandes : les vingt-deux sont fusillés au mont Valérien le 21 février 1944.

Sources Journal l'Humanité

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