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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 20:52
Mutualisation…il y a comme un malaise

Le conseil de Métropole de ce 29 mai s’est tenu comme barricadé, pour éviter que, comme en mars dernier, les agents du service public n’envahissent les débats. Mais Alain Juppé a eu beau ironiser qu’il ne ferait pas intervenir les compagnies de CRS comme l’a fait le maire socialiste de Lyon il y a quelques semaines, il a néanmoins fallu une semaine de grève des éboueurs et un rassemblement de près de 1000 agents devant les portes du conseil pour qu’il entende le malaise. Abandonné donc le découpage territorial de la collecte des déchets. Et les négociations qui doivent se tenir en ce début de semaine devront offrir des réponses aux agents sur les conditions de la mutualisation, en matière de temps de travail, de rémunération mais surtout en terme de respect du service public.

Voici la déclaration de Max Guichard lors de ce conseil agité:

« Je rappellerai ce qu’au nom de mon groupe je déclarais lors de notre conseil métropolitain du 10 avril, trois semaines après le large mouvement de désapprobation et de colère des agents de la métropole et de nombreuses communes, face au schéma de mutualisation qui leur était imposé.

« La mutualisation, personne ne la rejette en soi, mais nous voulons tous, du moins je l’espère, qu’elle soit un moteur efficace pour une démocratie de proximité auprès de nos populations avec des agents respectés et des services publics développés. »

Et nous rajoutions, toujours à cette date :

« Il n’est jamais trop tard, car oui, nous sommes au cœur d’une crise au sein de notre métropole. Crise qui risquerait de nous envoyer tous dans le mur. »

Qu’en est-il aujourd’hui deux mois et demi après ce premier mouvement ? Le constat hélas est vite fait : la situation a continué à se dégrader comme en témoigne le mouvement de grève auquel nous assistons depuis 4 jours. L’autoritarisme, la non-transparence, ont continué naturellement à faire des dégâts malgré les espaces – dit de concertation – qui ont été ouverts. Allons-nous amplifier ce gâchis aujourd’hui par un vote majoritaire refusant d’entendre la colère des agents ? Ou allons-nous prendre la responsabilité de donner à cette mutualisation une démarche enfin partagée ?

Allez-vous continuer d’encourager le « sauve qui peut  individuel » ? Ou allons-nous enfin proposer le projet collectif que réclament les organisations syndicales unies et qui permettrait à chaque service, chaque agent de s’inscrire dans une vision ambitieuse, en adéquation avec le projet métropolitain ?

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président chargé du personnel, mais surtout chers collègues, allez-vous continuer à vous enfermer dans le strict cadre financier de la loi MAPTAM ?

C’est ce que laisse entendre votre déclaration lors de votre récente visite à Eysines, Monsieur Juppé. Vous y avez affirmé « qu’aucun emploi ne serait supprimé à la faveur du transfert », mais vous précisiez aussitôt, pour la première fois, que vous dirigeriez la métropole vers le non-remplacement des départs à la retraite. Vous nous proposez donc, Monsieur le Président, une Métropole en croissance démographique continue – un million d’habitants demain, mais avec moins d’agents publics et moins de services publics.

Voilà, entre autres les enjeux de notre vote ce matin :

Soit l’aggravation du gâchis aux conséquences dramatiques, soit rapidement le dépasser, si, avec les agents et leurs organisations syndicales nous savons construire cette ambition publique, qu’ils attendent avec grand espoir.

En ne votant pas aujourd’hui ce schéma, ce ne sera pas du temps perdu, pour cette mutualisation, encore moins sa remise en cause mais bien au contraire lui donner rapidement une dynamique et une efficacité publique, pour lesquelles nos populations nous ont élus, ne l’oublions surtout pas, notamment dans ce moment de grande crise politique. »

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