Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bienvenue sur le blog du collectif des communistes du Canton de la Presqu'île

En cours d'écriture...

Merci de nous aider à faire connaitre ce blog et à l'enrichir par votre apport.

Visiteurs du blog

Il y a eu    visites depuis la création de ce blog.

Archives

Merci pour vos visites

Compteur Global

Liste D'articles

30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 18:23
L'attitude du patronat et du gouvernement pose question: c'est le monde du travail qui a la réponse

Le patronat français, à l’instar de nombreux partis politiques, a souvent changé de nom au cours de l’histoire. Cela donne l’impression d’offrir du nouveau ; l’opinion aime ça, bien que l’étiquette (ou le sans étiquette) n’ait jamais garanti la validité et la qualité du contenu.

C’est ainsi qu’en 1936, le patronat était regroupé dans la Confédération Générale du Patronat Français, avec un noyau dur, le Comité des forges.

En 1945, à la Libération, il a éprouvé le besoin, sinon la nécessité de devenir le Conseil national du Patronat français. A l’époque, sortant d’une période de collaboration avec l’occupant nazi, il lui fallait redorer son image.

Il faut attendre 1998, avec le baron Seillière,  pour que le Cnpf devienne Medef ; le terme de Conseil  est supplanté par la notion de Mouvement, la chose qui bouge.

Il change de nom, certes, mais conserve sa boussole, celle de la lutte des classes et de préservation de ses intérêts de possédant du capital.

Dans ce combat, il fait preuve d’une grande constance et celle sur l’emploi est significative.

En 1984, c’est le Cnpf présidé par Yvon Gattaz qui s’engageait à créer 471 000 emplois, bien mal nommés ENCA (emplois nouveaux à contrainte allégée). Puis en 1986, il promettait 700 000 embauches en échange de la suppression de l’autorisation administrative de licenciement. Chirac lui a donné satisfaction mais les emplois sont passés à la trappe.

En 2014, c’est le Medef présidé par Pierre Gattaz, fils d’Yvon, qui au cours d’une conférence de presse, pin’s à la boutonnière, le 24 septembre, lance sa campagne du million d’emploi en échange de l’allégement des cotisations sociales. Hollande et Valls lui donnent satisfaction notamment avec le Crédit d’impôt compétitivité et emploi. Le patronat encaisse les milliards mais là encore, les emplois passent à la trappe. Bien maigre consolation, seul, reste le pin’s patronal.

Mais le Medef veut encore plus. En 2016, il exige davantage de précarité pour les salariés, affirmant sans bégayer que la baisse du chômage et l’embauche passent par la facilitation des licenciements. Hollande et Valls dégaine la loi Travail, avec l’objectif de vider le Code du Travail de sa substance protectrice. 

Les jeux ne sont pas faits et l’action et la mobilisation ne s’arrête pas le 31.

En avril et mai, la loi arrivera devant les parlementaires. Touche pas à mon code !

L'attitude du patronat et du gouvernement pose question: c'est le monde du travail qui a la réponse
Partager cet article
Repost0

commentaires