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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 18:22

finances localesCela va être de bonne guerre. Tous ceux qui ont un intérêt, direct ou indirect, à masquer les méfaits de leurs politiques nationales, d’hier ou d’aujourd’hui, vont vouloir se faire élire ou réélire, sur un visage local, soit disant déconnecté du national.

L'argument restera souvent simpliste : Ce n’est pas nous, c'est « eux en haut » qui ont décidé. Ou bien, il y aura silence.

Je prends un exemple, dans le document édité par les élus socialistes, s’attribuant toute les vertus de la CUB, comme si elle était leur propriété privée. Je cite : « Dans un contexte de raréfaction de l’argent public, les élus socialistes souhaitent renforcer le rôle de bouclier des communes joué par la CUB. »

Que ces choses-là sont bien dites, mais la raréfaction de l’argent public sur la CUB, c’est le gouvernement  socialiste qui l’a décidée, et c’est le député socialiste, Vincent Feltesse, qui l’a votée et c’est le président de la CUB, Vincent Feltesse, qui s’en plaint, tout en restant discret sur les causes.

Et oui,  ce sera difficile pour les députés socialistes de France et de Gironde, telle celle de la 4ème  circonscription, de faire oublier qu'ils ont voté à l'assemblée, avec l'UMP, le traité européen Sarkozy-Merkel, l'accord Medef de sécurisation de l'emploi, d'une totale inefficacité, (hormis le fait qu'il permet de licencier plus vite), qu'ils ont repoussé à 67 ans l'âge de la retraite à taux plein, de nos enfants et petits-enfants, nés après 1973 , qu'ils ont voté le budget 2014, augmentant la TVA, pour financer le crédit d'impôt aux entreprises, qu’ils ont réduit les pensions des retraités et aggravé leur fiscalité sur le revenu, qu’ils ont approuvé la baisse des dotations aux collectivités territoriales, qu’ils ont fait cadeau de 30 milliards de cotisations familiales au Medef, (ingrat insatisfait qui en demande 60), qu’ils annoncent 50 milliards d’économies à faire sur le service public.

Non, le local n'est pas déconnecté du national, sauf à vouloir jouer au « concombre masqué » ou au « chevalier blanc ».

Là encore, dans leur engagement pour la campagne des municipales, les communistes de Carbon-blanc  prennent en compte cette évidence. C'est pourquoi, ils considèrent que l’action des communes et autres collectivités doit aussi se mener contre les décisions gouvernementales, quand celles-ci amputent les moyens pour remplir leur mission de services public et qui les condamneraient, à terme, soit à sabrer les projets d’équipement, soit à geler les dépenses de fonctionnement, et de personnel, soit  augmenter la pression fiscale, ou les trois à la fois.

La commune peut et doit être un rempart contre l’austérité et pas une courroie de transmission de l’austérité libérale. Il s’agit là d’une question centrale qui exige la clarté, car cela va impacter les finances locales : budget, fiscalité, dotations, transferts de compétences, transferts de missions et les moyens qui vont avec. Quelques exemples concrets :

  • Dotation globale de fonctionnement, attribuée par l'Etat aux communes : gelée par Sarkozy-Fillon en 2011 et 2012, gelée par Hollande-Ayrault en 2013, puis baissée pour 2014 et 2015. Qui va compenser cette baisse ?  Alors, à Carbon-blanc, en 2014, c’est combien de moins à recevoir ?

  • Rythmes scolaires : financés faiblement en partie par l'Etat, la première année (2013), ils seront à la charge totale de la commune à partir de 2014 (année pleine). Combien cela a-t-il coûté ? Qui paye?  Alors, à Carbon-blanc, en 2014, c’est combien de plus à financer ?

  • Fonds de péréquation inter communale : les communistes ne mettent pas en cause le but louable du FPIC d’assurer une correction budgétaire, solidaire en faveur des communes dites « pauvres ». Mais la baisse de la dotation de l’Etat les appauvrit encore plus, ce qui conduit les communes dites « riches » à augmenter leur contribution. Carbon-blanc est une commune contributrice et cette contribution qui ampute son budget est en augmentation, année après année. Alors, à Carbon-blanc, en 2014, c’est combien de plus à verser ?

  • Augmentation des taux de TVA en 2014, décidé par le gouvernement socialiste : cette hausse va affecter tous les travaux et dépenses d’équipement de la commune. Le fonds de compensation de la tva va-t-il couvrir le différentiel ! Sinon, qui paye ? Alors, à Carbon-blanc, en 2014, c’est combien de plus à dépenser ?

    Et, sommes-nous au bout de nos surprises ?

    Rendez-vous au projet de budget 2014. (Michel Becerro, Carbon-Blanc 9 février 2014)

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