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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 11:52

Apolitique ? Mon œil !

Cette tentation de vouloir faire prendre les vessies pour des lanternes n’est pas nouvelle. Mais, à l’occasion des dernières élections municipales, dans de nombreuses communes, elle est devenue plus forte et plus palpable. « L’Homme nouveau » serait arrivé, avec la volonté d’apparaitre apolitique, non partisan, non encarté, en un mot, Libre, de tout, de toutes contraintes et de tout mot d’ordre. Cette tentation pénètre de nombreux citoyens, écœurés par les politiques successives d’austérité et par les « affaires de frics et de pouvoir » qui empêtrent nombre de dirigeants, à tous les niveaux, qui vivent  de la politique.

Les communistes comprennent ce dégoût ; mais le chemin est-il dans le rejet de la pratique politicienne ou dans celui de redonner à la Politique, ses titres de noblesse qui sont d’administrer et de gérer la vie publique de la cité et du pays dans l’intérêt général ?

Ce n’est pas parce que le mot « politique » est dévoyé, qu’il faut le jeter aux orties et c’est d’autant plus vrai que la vérité finit toujours par sortir du puits.

Carbon-Blanc, cas d’école

Ce ne sont pas les formulations, orales ou écrites, qui ont manqué, sur le sujet, au cours de la campagne, menée par la liste « Le changement, c’est urgent » conduite par Alain Turby.

« Nous sommes non partisans, sans étiquettes, apolitiques », « ni de droite, ni de gauche ». « La preuve, c’est qu’il y a parmi nous des électeurs socialistes ». D’autres, assurant leur attachement à gauche, affirmait que « si cette liste avait été de droite, ils n’y seraient pas », etc.

Il ne nous appartient pas de juger la part de sincérité ou de naïveté de ces postures. Peut-être que, pour certains, la bonne foi était présente et pour d’autres, mise à mal. Dans d’autres cas, peut-être se cachait-il, dans ces propos, la volonté de ratisser large, à gauche et à droite, sous-entendu : nous dirons qui nous sommes, plus tard.

Mais, pourquoi tant de mystères, si la cause est noble, comme s’il y avait honte à montrer ses engagements ou à défendre ses idées !!

Et bien, il n’aura pas fallu plus de  8 jours pour que le « ni gauche, ni droite » de la liste Turby, ne devienne alignement à la Cub (Source : journal Sud-ouest du 1er avril 2014), sur la Communauté d’Avenir de Juppé, éminent dirigeant de l’UMP, principal parti de droite du pays, empêtré dans Bygmalion et son audit financier.   

Il n’y a que le premier pas qui coûte

Ensuite, les autres pas viendront naturellement.

Nous le disons avec force. Il n’y a pas de place pour l’apolitisme dans la vie municipale. Tout élu municipal, et a fortiori, le maire et ses adjoints, sont constamment amenés à prendre des décisions qui mettent en jeu des valeurs politiques.

C’est d’abord vrai au niveau institutionnel.

Voyons le cas de la CUB.

Le maire y représente la commune. Le vendredi 27 juin, il a été confronté à un de ses premiers votes, celui de l’augmentation des tarifs des transports proposée par la majorité communautaire. Elu par les Carbonblannais sur des bases « ni droite, ni gauche », le vote aurait pu être contre, comme les communistes, une abstention, comme les socialistes de Bordeaux. Et bien non, il a et un vote pour l’augmentation, avec toute la droite. Ainsi faisant, est confirmé le choix d’alignement à droite, « Mieux vaut être du côté du manche ». (Source déjà citée plus haut)

Voyons le cas du Sénat.

Les sénateurs, sont élus au suffrage universel indirect, ils sont les "élus des élus" puisque, élus notamment par les conseillers municipaux délégués. Rappelons que pour notre commune de Carbon-blanc, le conseil municipal du 20 juin dernier, a élu 15 conseillers, électeurs pour le Sénat. Le 28 septembre prochain, aura lieu l’élection des sénateurs. Les délégués carbonblannais auront à choisir entre des candidats présentés par les partis politiques. Que va devenir  « l’apolitisme, ni droite ni gauche » des délégués de la majorité municipale ? Va-t-il résister à ce choix à faire ? Et, est-ce que leurs électeurs,  citoyens de Carbon-blanc, en seront informés ?

C’est également vrai au niveau de la gestion purement locale.

Un maire et son conseil municipal ont sans cesse des  décisions à prendre, des choix à faire, des arbitrages à rendre. Pour tous ces choix, comment font-ils ? Sur quels principes s’appuient-ils ? Quels sont les critères qui interviennent dans ces décisions, ces choix, ces arbitrages ? Logement social, laïcité, école, services publics, action culturelle et sociale au bénéfice du plus grand nombre, etc. ? Quelles postures adopter contre les politiques gouvernementales qui privent les communes des ressources nécessaires à leur fonctionnement et les envoient à la catastrophe ?

Qui va croire ou nous faire croire que tout cela est compatible avec l’apolitisme ?

Combattre les politiques d’austérité imposées par le gouvernement (quel qu’il soit), alors que les inégalités sociales ne cessent de s’accroitre au détriment des plus démunis, est un choix politique que fait le PCF.

Combattre la mise à mort des communes aux bénéfices de monstres urbains, éloignant encore plus les citoyens des lieux de démocratie est un choix politique que fait le PCF.

Approuver ces politiques mortifères socialement et économiquement, les accompagner, les mettre en place, se taire, ce n’est pas de l’apolitisme, c’est faire un choix politique mais qui tournent le dos aux valeurs fondamentales de la gauche. 

Apolitique ? Mon œil !  

 

(Michel Becerro). Carbon-blanc 15 juillet 2014

 

 

 

 

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