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Bienvenue sur le blog du collectif des communistes du Canton de la Presqu'île

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 11:59

En octobre dernier, en réaction aux informations dévoilées par le Canard Enchaîné au sujet du coût de la rénovation de l'appartement de fonction du leader de la CGT, le Premier ministre a cru bon de mettre son grain de sel en rappelant le devoir d'exemplarité des responsables publics en déclarant :

"… Mais quand on traverse une telle crise économique, une telle crise de confiance entre les responsables publics et les concitoyens, une crise d'identité pour notre pays qui a pourtant, je veux le dire, beaucoup d'atouts pour affronter les grands défis de l'avenir, l'exemplarité à tous les niveaux est nécessaire".

Depuis, la Cgt a réglé son problème.

Aujourd’hui, c’est à Valls de régler le sien et la note qui va avec.

Certes, il n’est pas le premier papa politique à user des deniers des contribuables pour leurs chérubins mais on n’est pas obligé d’accepter et de perpétuer les privilèges dans une France qui est sensée les avoir abolis  le 4 aout 1789.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 20:58
Vidéo-surveillance à Carbon-blanc : réponse du Maire

Notre commentaire

Le maire de Carbon-blanc ne retient pas notre proposition de consultation de la population pour la mise en place de la vidéo-surveillance dans notre commune.

La démocratie tout azimut était pourtant le maitre mot de la campagne municipale. Le changement n’est donc pas là où on pouvait l’attendre.

Mais le dossier n’est pas clos.

En temps venu, les communistes de Carbon-Blanc défendront à nouveau leur point de vue. Il conviendra alors de faire le point sur divers éléments tels l’évolution comparée des chiffres de délinquance, l’évolution des effectifs de gendarmerie et du territoire à couvrir, l’apport du Prado sur la commune, le fonctionnement du CLSPD, les moyens mis en œuvre pour la prévention.

Les communistes ne nient pas les problèmes rencontrés mais ils contestent les remèdes proposés au travers d’une vidéo "protection" couteuse et à l’efficacité illusoire.

Ils proposaient le cheminement suivant

  1. Création d’un groupe de travail extramunicipal (prévu par le règlement intérieur du Conseil municipal)

  2. Elaboration de la question à soumettre à la population

  3. Mise en place d’un vote d’initiative locale, assorti d’un argumentaire

  4. A l’issue du vote, prise de décision par le CM

    Ce cheminement n’a pas été retenu mais il reste à l’ordre du jour.

    Carbon-blanc 9 juin 2015

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 20:52
Mutualisation…il y a comme un malaise

Le conseil de Métropole de ce 29 mai s’est tenu comme barricadé, pour éviter que, comme en mars dernier, les agents du service public n’envahissent les débats. Mais Alain Juppé a eu beau ironiser qu’il ne ferait pas intervenir les compagnies de CRS comme l’a fait le maire socialiste de Lyon il y a quelques semaines, il a néanmoins fallu une semaine de grève des éboueurs et un rassemblement de près de 1000 agents devant les portes du conseil pour qu’il entende le malaise. Abandonné donc le découpage territorial de la collecte des déchets. Et les négociations qui doivent se tenir en ce début de semaine devront offrir des réponses aux agents sur les conditions de la mutualisation, en matière de temps de travail, de rémunération mais surtout en terme de respect du service public.

Voici la déclaration de Max Guichard lors de ce conseil agité:

« Je rappellerai ce qu’au nom de mon groupe je déclarais lors de notre conseil métropolitain du 10 avril, trois semaines après le large mouvement de désapprobation et de colère des agents de la métropole et de nombreuses communes, face au schéma de mutualisation qui leur était imposé.

« La mutualisation, personne ne la rejette en soi, mais nous voulons tous, du moins je l’espère, qu’elle soit un moteur efficace pour une démocratie de proximité auprès de nos populations avec des agents respectés et des services publics développés. »

Et nous rajoutions, toujours à cette date :

« Il n’est jamais trop tard, car oui, nous sommes au cœur d’une crise au sein de notre métropole. Crise qui risquerait de nous envoyer tous dans le mur. »

Qu’en est-il aujourd’hui deux mois et demi après ce premier mouvement ? Le constat hélas est vite fait : la situation a continué à se dégrader comme en témoigne le mouvement de grève auquel nous assistons depuis 4 jours. L’autoritarisme, la non-transparence, ont continué naturellement à faire des dégâts malgré les espaces – dit de concertation – qui ont été ouverts. Allons-nous amplifier ce gâchis aujourd’hui par un vote majoritaire refusant d’entendre la colère des agents ? Ou allons-nous prendre la responsabilité de donner à cette mutualisation une démarche enfin partagée ?

Allez-vous continuer d’encourager le « sauve qui peut  individuel » ? Ou allons-nous enfin proposer le projet collectif que réclament les organisations syndicales unies et qui permettrait à chaque service, chaque agent de s’inscrire dans une vision ambitieuse, en adéquation avec le projet métropolitain ?

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président chargé du personnel, mais surtout chers collègues, allez-vous continuer à vous enfermer dans le strict cadre financier de la loi MAPTAM ?

C’est ce que laisse entendre votre déclaration lors de votre récente visite à Eysines, Monsieur Juppé. Vous y avez affirmé « qu’aucun emploi ne serait supprimé à la faveur du transfert », mais vous précisiez aussitôt, pour la première fois, que vous dirigeriez la métropole vers le non-remplacement des départs à la retraite. Vous nous proposez donc, Monsieur le Président, une Métropole en croissance démographique continue – un million d’habitants demain, mais avec moins d’agents publics et moins de services publics.

Voilà, entre autres les enjeux de notre vote ce matin :

Soit l’aggravation du gâchis aux conséquences dramatiques, soit rapidement le dépasser, si, avec les agents et leurs organisations syndicales nous savons construire cette ambition publique, qu’ils attendent avec grand espoir.

En ne votant pas aujourd’hui ce schéma, ce ne sera pas du temps perdu, pour cette mutualisation, encore moins sa remise en cause mais bien au contraire lui donner rapidement une dynamique et une efficacité publique, pour lesquelles nos populations nous ont élus, ne l’oublions surtout pas, notamment dans ce moment de grande crise politique. »

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 20:38
Usine fiscale à gaz

La partie gauche de l’image, c’était Hier. La partie droite de l’image, ce n’est pas pour Demain.

La réforme fiscale, engagement 14, clé de voute de l’engagement présidentiel pour capter les voix de gauche, passe à la trappe. Mais qu’à cela ne tienne, elle est remplacée par une usine à gaz.

La réforme fiscale est morte, vive la simplification fiscale avec le prélèvement à la source.

Prélever l’impôt, vous parlez d’un changement social marqué à gauche. Un gadget, pour ne pas dire une imposture.

Hier, vous étiez mensualisé. Demain, vous paierez tous les mois.

Hier, la régularisation se faisait en septembre. Demain, elle se fera en fin d’année.

Hier, vous versiez au Trésor public, Demain, votre patron, votre banquier, votre caisse de retraite vous prélèveront et reverseront au Trésor public. Enfin, souhaitons-le car comme pour la tva et les cotisations de sécurité sociale, la tentation est grande pour les employeurs de se faire de la trésorerie et pire encore d’avoir des dettes à l’Urssaf.

Oui, Usine à gaz. Affaire à suivre.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 15:54
13 juin - Tous ensembles à Guéret

Appel commun d'associations, de collectifs, d'organisations syndicales et politiques dont le Pcf

Les services publics sont plus que jamais utiles. La protection sociale joue un rôle majeur d'amortisseur social dans la crise qui nous frappe. Des services publics forts sont indispensables à toute alternative à l'austérité et à tout projet d'avenir, si on veut :

  • Assurer l'accès effectif aux droits, la mise en œuvre des solidarités, une juste répartition des richesses
  • Faire prévaloir l'intérêt général, l'égalité des femmes et des hommes et l'Humain sur les intérêts particuliers
  • Mettre en œuvre, à l'opposé de l'actuelle réforme territoriale, un aménagement équilibré du territoire, l'égalité des citoyen-ne-s, un renouveau de la démocratie 
  • Défendre, reconquérir, développer la Sécurité Sociale
  • Engager sérieusement la transition écologique

Le gouvernement poursuit la politique de baisse de la dépense publique menée par ses prédécesseurs

Il considère les services publics, nationaux et locaux, ainsi que les droits sociaux comme une charge insupportable. Plutôt que de s'attaquer, pour les financer, à la fraude, à l'évasion fiscale et à la charge indue de la dette, aux profits exubérants des multinationales, des banques, et de procéder à une véritable réforme fiscale, promise mais jamais réalisée, il procède à leur démantèlement en les privatisant et en rognant sans cesse sur leur qualité et leur proximité.

Toutes et tous a Guéret

Aujourd'hui, nous, citoyen-ne-s, élu-e-s, salarié-e-s, usagers-ères, organisations syndicales, associatives et politiques, collectifs et coordinations, appelons à organiser la reconquête des politiques publiques, des services publics et de la sécurité sociale, à renforcer la résistance sociale dans les différents territoires et à la faire converger. En mars 2005, après une action symbolique de démission collective des élus une manifestation nationale convergeait à Guéret (Creuse) pour des services publics de proximité, qui assurent l'unité et l'égalité de tous nos territoires. 10 ans après, il est nécessaire de multiplier par 10 l'ampleur de notre action commune.

MANIF' NATIONALE – samedi 13 juin à 14h - GUERET / CREUSE

www.convergence-sp.org

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 09:24
La gauche anti-austérité bouscule le paysage politique en EspagneLa gauche anti-austérité bouscule le paysage politique en Espagne

Le bipartisme Parti populaire et Parti socialiste ouvrier unifié a subi une déroute dimanche à l’occasion des municipales et des régionales. La droite est en perte de vitesse et les socialistes sont à la traîne. La surprise vient de Barcelone et de Madrid, avec les bons scores de listes unitaires de gauche arrivées en tête. Deux femmes sont aux portes de la gouvernemance de la mairie des deux plus grandes villes du pays. Article futur.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 09:06
Pas de résistants communistes au PanthéonPas de résistants communistes au PanthéonPas de résistants communistes au Panthéon

La Résistance au Panthéon

Le président de la République a décidé d’honorer la Résistance au travers de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay. C’est un hommage fort et une bonne chose. Mais la fête aurait été complète si la résistance communiste n’avait pas été écartée. Au constat de la place prise par les communistes dans la résistance, il y a là une forme d’injustice. Aucun d’entre eux n’a été retenu pour figurer au Panthéon. Le choix aurait pourtant été facile parmi Guy Môquet, Henri Rol-Tanguy, Marie-Claude Vaillant-Couturier, Gabriel Péri, Missak Manouchian et tant d’autres… Ce n’est pas seulement une grave injustice. C’est une falsification profonde de l’histoire nationale. Le Pcf rend hommage à tous les résistants et combattants de l'ombre

Marie-Claude Vaillant-Couturier, 1938, l’Espagne, puis la déportation…

Marie-Claude Vaillant-Couturier devient, très jeune, reporter photographe. Pour le magazine Vu, elle est la première, en 1933, à montrer au monde les camps de concentration allemands. Elle épouse cet ogre magnifique que fut Paul Vaillant-Couturier. Un amour bref, cinq ans à peine. Juillet 1938, elle se retrouve en Espagne, en pleine guerre civile, croise Henri Tanguy, le futur Rol-Tanguy, découvre les Brigades internationales. L’un des bataillons se nomme Paul Vaillant-Couturier. En 1942, elle est arrêtée, par la police française, passe de prison en prison pour finir à Auschwitz-Birkenau puis à Ravensbrück. Sa « force », alors, c’est qu’elle maîtrise parfaitement la langue allemande, dont elle se sert pour se préserver, survivre à l’enfer. Libérée par l’Armée rouge, elle reste dans le camp tout un temps au service des plus faibles des détenues puis elle témoigne de l’horreur nazie au procès de Nuremberg, en 1946. Une militante infatigable de la mémoire de la déportation, pacifiste et féministe de combat, élue et dirigeante communiste respectée. Une sainte ? Le mot a été prononcé à son sujet à la Libération. Une héroïne ? Une légende ? Un mythe ? Rien de tout cela, en fait. Plus simplement une femme habitée par la passion politique, d’une incroyable vitalité, élégante et discrète, humble mais tenace, simple et altière à la fois. Une sorte d’aristocrate rouge sortie d’un roman de Jean Vautrin.

Martha Desrumaux, symbole des luttes féministes de la classe ouvrière

Martha Desrumaux naît en 1897 à Comines (Pas-de-Calais). À 9 ans, elle commence à travailler d’abord comme domestique, puis comme ouvrière du textile. En 1910, elle adhère à la CGT, deux ans plus tard aux Jeunesses socialistes. En 1921, elle rejoint le jeune Parti communiste et en devient très vite une des dirigeantes. De 1920 à 1936, Martha anime les luttes dans le textile et organise en 1933-1934 rassemblements et marches de chômeurs. En 1936, elle participe aux grèves et manifestations du Front populaire. Elle sera la seule femme présente à la signature des accords Matignon le 7 juin. Dès l’été elle organise la solidarité envers l’Espagne républicaine. En juin 1940, elle met à profit son expérience syndicale et politique pour favoriser l’entrée de la classe ouvrière dans la Résistance. En août 1940, elle prépare clandestinement avec des délégués du Nord et du Pas-de-Calais la grande grève patriotique de mai-juin 1941 : 100 000 mineurs arrêteront le travail,; refusant de produire pour les valets de l’occupant. Arrêtée en août 1940, elle est déportée à Ravensbrück. Elle participe à la Résistance dans l’horreur concentrationnaire. De retour en France, affaiblie par le typhus, elle accepte d’être une des premières femmes députées, reprend sa place à la direction de l’UD CGT. Martha Desrumaux reste le symbole des luttes féministes de la classe ouvrière.

Missak Manouchian, le poète arménien et résistant Né en 1906 en Arménie,

Chef d’un groupe de résistants d’origine étrangère qui figurèrent sur l’Affiche rouge, composé pour l’essentiel de juifs polonais et d’Italiens, ce poète arménien fut un homme d’une extrême sensibilité, dont témoigne sa dernière lettre où s’affirme l’amour de sa femme, Mélinée, celui de la France, son pays d’accueil, et son internationalisme : « Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand. » À 9 ans, il assiste aux massacres perpétrés par les Turcs contre le peuple arménien et perd sa famille. Recueilli par une famille kurde, puis placé dans un orphelinat au Liban, il y rencontre la culture française. En 1925, il débarque à Marseille, puis monte à Paris où il travaille chez Citroën. Missak Manouchian écrivait des poèmes depuis son plus jeune âge. Au chômage, il se consacre à des activités sportives tout en participant à la création de revues littéraires arméniennes. Il adhère au Parti communiste et participe aux actions du groupe arménien rattaché à la MOI (Main-d’œuvre immigrée). La police française l’arrête le 2 septembre 1939. Libéré en octobre 1939, il est intégré à l’armée comme engagé volontaire. En 1943, il devient responsable militaire FTP-MOI de la région parisienne. Le 16 novembre 1943, alors qu’il a rendez-vous avec Joseph Epstein, il est arrêté avec ce dernier. Un procès à grand spectacle est organisé par les autorités allemandes : les vingt-deux sont fusillés au mont Valérien le 21 février 1944.

Sources Journal l'Humanité

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 09:01

Déclaration de  Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Le PS a une nouvelle majorité. Elle est nette, j'en prends acte, mais elle est aussi hétéroclite et affaiblie. Il y a dans le résultat des votes une mauvaise et une bonne nouvelle. La mauvaise, c'est l'encouragement donné à la politique social-libérale gouvernementale. Le couple exécutif Hollande-Valls va utiliser ce vote comme un feu vert pour amplifier des choix néfastes pour la gauche et pour notre peuple. La bonne, c'est que des dizaines de milliers de socialistes contestent ces choix.

Le PS reconnaît la perte de 40 000 adhérents depuis 2012 (130 000 contre 170 000), et environ 15 000 votants en moins (65 000 contre 80 000). Le résultat de la motion majoritaire est de plus de 15 points inférieur à celui de 2012. Les motions d'opposition progressent. Je continuerai à appeler tous les socialistes qui veulent d'autres choix à joindre leurs forces aux nôtres pour reconstruire un nouveau projet de gauche alternatif aux choix Valls-Hollande.

Résultats du vote national (source Ps)

La motion A, de Jean-Christophe Cambadélis : 60%

La motion B, de Christian Paul : 29%

La motion C, de Florence Augier : 1,5%

La motion D, de Karine Berger : 9,5%

Le taux de participation s'élève à 54,52% du corps électoral, soit 65 432 votants.

Résultats du vote départemental (source Ps)

Plus de 2400 militants se sont déplacés pour voter. Les résultats quasiment définitifs sont : 55% pour la A ; 32% pour la B ; 4% pour la C ; 8% pour la D.

Avec une  participation  de 60% sur 4000 adhérents

Premiers constats et analyse sommaire

A ce jour pas d’information sur les résultats des sections locales (Rive droite et Carbon-blanc pour le secteur qui nous concerne). Il n’est pas inintéressant de connaitre la posture des socialistes locaux sur la bataille à mener contre l’austérité et les coupes-sombres des budgets des collectivités territoriales

La motion A officielle et gouvernementale soutenu par 80% des parlementaires, 80% des secrétaires fédéraux et 100% des  ministres obtient 60% des 55% de votants. Victoire étriquée. Moins d’adhérents, moins de votants, moins de soutien. Victoire, on continue.

La motion B portée par l’aile gauche et les frondeurs obtient 30 % nationalement et 32 % en Gironde, en dépit de l’absence de députés et sénateurs frondeurs locaux.

Un chat est un chat et un oiseau est un oiseau. Il n’a que deux ailes. Si l’aile gauche est battue, c’est la droite qui est au gouvernail.

La lutte continue pour combattre les politiques gouvernementales d’austérité tournant le dos aux engagements présidentiels et aux intérêts du monde du travail et des citoyens de nos communes.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 10:58
70e anniversaire du 8 mai 1945

Quoi de plus normal et légitime que de commémorer cette date anniversaire mettant fin en Europe à un conflit armé meurtrier avec son corollaire de souffrances et de privations. Notre commune n’a pas failli à son rôle. Il faut même lui accorder le mérite d’avoir pris en compte une démarche et exigence citoyenne en organisant le 9 mai une initiative associant déportés et fusillés. La présence de nos camarades de l’association du souvenir des Fusillés de Souge et de Guy Châtaigné, résistant déporté aura marqué le 70e anniversaire à Carbon-blanc et ce n’est que justice.

Et il y a les discours du 8 mai 2015 qui s’additionnent. Le message du Ministre, l’intervention du maire, celle du conseiller départemental. Cette superposition est –elle nécessaire ? Pas vraiment ! Chaque intervenant met l’histoire à sa main de façon plus ou moins construite. Certes, on ne peut pas tout y dire mais le non-dit est éloquent car il y a des silences qui en disent long et contribuent à l’oubli.

N’exigeons pas d’eux qu’ils évoquent la place prise par les communistes français dans la résistance mais comment ne pas relever l’impasse totale faite sur l’apport décisif de la victoire de l’armée rouge à Stalingrad et la prise de Berlin.

Comment ne pas noter l’absence de référence à l’investissement des combattants et résistants étrangers dans la libération de la France.

A côté des silences, il y a les raccourcis tout aussi nocifs. Comment accepter l’évocation des pleins pouvoirs accordés à Pétain le 10 juillet 1940, sans plus de précisions, comme l’a fait le conseiller départemental ? Faudrait-il se limiter à savoir que 80 parlementaires les ont refusés ? Certes, cela est vrai mais c’est un peu court en termes historiques. N’est-il pas mieux de savoir qui sont les parlementaires et combien, qui ont sacré Pétain, ajoutant la défaite morale et politique à la déroute militaire ?

Alors, disons les choses autrement sur ce 10 juillet 1940 ou sont présents en assemblée nationale 669 parlementaires (426 députés et 243 sénateurs).

Si on va à l’essentiel, il faut dire que 357 députés et 212 sénateurs, soit en tout 569 ont voté pour le régime de Vichy et que 57 députés et 23 sénateurs soit en tout 80 ont voté contre. C’est cela qui fera les titres des journaux de l’époque y compris le journal la France de Bordeaux (voir image jointe).

Si on entre dans le détail, il faut ajouter que sur les 569 votes en faveur des pleins pouvoirs, 286 sont de gauche ou centre gauche et 283 sont de droite ou centre droit. Sur les 80 votes hostiles aux pleins pouvoirs, il y a 73 gauche ou centre gauche et 7 de droite ou centre droit.

Si on va encore plus loin dans le détail, il faut préciser que sur les 124 parlementaires Sfio présents (sur 167), 85 votent Pétain mais 36 votent contre (les frondeurs de l’époque) et 3 s’abstiennent. Autre précision historique : parmi les 36 votes Sfio contre Vichy, figure un député de Gironde Sfio, nommé Gaston Cabanes, dont le nom a été donné à une rue de Carbon-blanc.

Une précision sur les 61 députés et sénateurs communistes : membre du Pcf, parti interdit depuis septembre 39. Déchus de leurs droits par le gouvernement socialiste et radical socialiste, ils ne peuvent ni siéger, ni voter.

En conclusion, mettre à juste titre en avant le fait que seulement 80 parlementaires ont sauvé l’honneur de la France présente l’effet pervers de passer sous silence que 569 l’ont bradé. En confiant les pleins pouvoirs à Pétain, l’union sacrée d’une majorité de députés et sénateurs de droite, de la SFIO et des radicaux socialistes de l’époque a tué la République. Mais l’Histoire n’était pas terminée.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 10:56
Un nouveau racket sur le dos des malades

Sécu et malades passent au tiroir-caisse. C’est la conséquence nocive d’une réforme passée quasiment inaperçue et qui grève encore un peu plus le budget santé des Français.

Depuis le 1er janvier, les pharmaciens facturent en effet 0,82 euro la délivrance de chaque boîte de médicament remboursable, qu'il soit prescrit ou non d'ailleurs. C'est ce qu'on appelle l'« honoraire de dispensation », censé rétribuer « la fonction du conseil de pharmacien d'officine ». Suivez, c'est simple : pour chaque boîte de médicament remboursable vendu, les pharmaciens perçoivent désormais 0,82 euro. Et, cerise sur le gâteau, quand l'ordonnance comporte cinq médicaments différents, s'ajoutent alors des honoraires pour ordonnance complexe de 0,51 euro. Sur une prescription de cinq médicaments, l’apothicaire encaissera donc 4,61 euros.

La Sécu et les mutuelles ont bon dos ou plutôt des bonnes mamelles de vaches à lait. Elles vont rémunérer soi-disant un conseil alors qu’il s’agit seulement maintenir la rentabilité des officines sur le dos des usagers. On estime que ces honoraires de dispensation devraient représenter 10 à 13 % de leur chiffre d’affaires. Les personnes âgées au faible pouvoir d’achat et les plus démunies vont en être les premières victimes. Source L'Humanité Vendredi, 15 Mai, 2015

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